RDC: Moïse Katumbi annonce son retour le 20 mai dans son pays après trois ans d'exil.

2019-05-07

L'opposant congolais Moïse Katumbi sort de son silence après avoir obtenu son passeport et après avoir vu sa condamnation annulée en avril dernier. Le président d'Ensemble pour le Changement confirme de regagner la RD-Congo, précisément dans son fief, Lubumbashi le 20 mai prochain. Au cours d'un entretien avec la RFI et FRANCE 24. "Je rentre le 20 mai à Lubumbashi pour rester avec les miens pour consoler les familles qu'ont été maltraitées. Moi j'étais à l'étranger mais eux ils ont vécu l'enfer. Je rentre pour que la population soit éveillée et qu'on ne touche pas à la constitution" a-t-il déclaré. Un retour pour consoler et éveiller la population, Moïse Katumbi encourage la création d'une commission qui répertoriera les crimes commis contre les congolais depuis 20 ans. Le coordonnateur de LAMUKA a été traité de judas à maint reprises par Joseph Kabila, Katumbi appelle l'ex-président congolais à faire son examen de conscience et à lire la bible et à respecter la constitution. il met en garde cependant les députés et la présidente de l'assemblée nationale de ne pas toucher la constitution du pays. Katumbi reste ferme sur son positionnement politique en indiquant qu'il est et reste dans l'opposition afin de servir le peuple dans la plateforme, LAMUKA. En effet, il fait table rase des élections du 31 décembre 2018 dont la cour à proclamer, Tshisekedi comme président de la République Démocratique du Congo bien qu'il qualifie ces suffrages de chaotique, pleines d'irrégularités, planifiés par Joseph Katuba. " on doit aller de l'avant, le plus important c'est la cohésion nationale et l'unité du pays" a-t-il déclaré et rassure de conduire une opposition républicaine, qui conseille, encourage le bien et dénonce le mal. Par ailleurs, Moïse Katumbi reconnait les choses positives que Félix Tshisekedi est entrain de faire, la liberté d'expression, la libération des politiques... Son acquittement est une preuve que "la justice peut dire le droit" aujourd'hui. Par Junior Mbuyamba