Goma : Les 14 personnes Kidnappées par les rebelles ADF entre le 11 et le 24 février sont libres depuis ce week-end.

2019-03-04

Au total 14 personnes détenues ont bénéficié d’une libération volontaire des présumés rebelles des Forces Démocratiques Alliées. Aussitôt libérés, ces otages sont allés se présenter aux éléments FARDC de 3204 Régiment basés à Makembi et à ceux qui sont basés à Mabanga en date du 02 mars 2019, dans la profondeur à Est d’Eringeti centre. D’après la CRDH, c’est ce dimanche 03 mars 2019, que les deux commandants FARDC de la position de MAKEMBI et celui de MABANGA ont présenté ces 14 otages au commandant Régiment du 3204 basé à Erengeti, localité située dans le groupement Bambuba-Kisiki, secteur de Beni-Mbau en territoire de Beni, à plus au moins 30 Km au Nord-Est de la commune rurale d’Oicha dans la province du Nord-Kivu. Celui-ci, après les avoir auditionné, a pris l’initiative de les transférer tous en ville de Beni auprès du commandant des opérations Sokola 1, General Marcel MBANGU MASHITA, pour d’autres dispositions utiles. Parmi, les otages, on trouve 6 hommes majeurs, 7 femmes et 1 petit garçon d’environ 11 à 12 ans tous membres de la communauté ethnique Nande. Certains d’entre-deux présentent des faiblesses physiques suite aux tortures corporelles et les travaux forcés lourds qui leur ont été infligés par ces rebelles ougandais de l'Adf auteurs des plusieurs actes de barbarie dans la région de Beni. Concernant les circonstances ayant conduit à leur libération, il a été clairement dit que les bourreaux ont volontairement libéré ces otages. Les victimes ont déclaré devant les officiers de l'armée congolaise de 3204 Régiment, que c'est sur ordre d'un commandant ADF qu'ils ont été libérés. Ces victimes auraient déclarées qu’elles ont été libérées par une intervention Divine et non humaine. Donc, aucune pression militaire n’a été appliquée contre les assaillants pour décrocher cette libération. Il faut retenir que selon le monitoring de la CRDH, ces otages étaient kidnappés dans les attaques différentes notamment entre le 11 et le 24 février 2019 au Nord-Ouest de la commune rurale d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni. « Nous espérons que l’Etat congolais ne va pas abandonner dans l’air ces victimes comme il a toujours fait pour d’autres cas. Ces victimes doivent être soumises aux examens médicaux appropriés et la prise en charge psychologique. » souhaite voir la CRDH. Par la Rédaction