Mois de la femme : Ika de Jong, une femme d'exception.

2019-03-07

Mère de trois enfants, Ika de Jong combine son travail d’assistante manager, au sein d’une célèbre société de transfert de fonds, avec sa passion pour le journalisme qu’elle exerce via sa web tv. Elle anime également des soirées lors des évènements organisés en RDC, en Afrique et en Europe. Ainsi, elle a récemment animé la célèbre cérémonie musicale des « All Africa Music Awards » (Afrima) qui s’est tenue le 6 novembre à Lagos. En trois ans d’existence de GLTV, Ika de Jong a interviewé plusieurs célébrités africaines confirmées, notamment Denis Mukwege, Serge Ibaka, Koffi Olomidé, Samuel Eto’o, Alpha Blondy, Fally Ipupa ainsi que des jeunes talents tels que Ke Black, MHD ou encore Franko, auteur du célèbre tube « Coller la petite ». Des origines congolaise, hollandaise et portugaise Ika de Jong a vécu à Kinshasa et y a suivi des études secondaires en sciences commerciales à l’école « Les moineaux » devenue aujourd’hui « Matanelo ». C’est vers l’âge de 17 ans qu’elle quitte la capitale congolaise pour Amsterdam en Hollande, d’où est originaire son arrière-grand-père paternel. Née d’un père originaire de Kisangani (avec des origines hollandaises) et d’une mère moitié portugaise et moitié Musongye, Ika de Jong bénéficie d’une grande richesse culturelle qui lui permet de parler et d’écrire parfaitement cinq langues : néerlandais, français, anglais, swahili et lingala. « Je comprends également le portugais mais j’ai des difficultés pour parler. Je comprends le Tshiluba mais je ne le parle pas très bien » , précise-t-elle. À Amsterdam, Ika de Jong a effectué des études de management, mais elle rêvait toujours de faire du journalisme. « Après mes études, j’ai travaillé dans des entreprises mais je sentais que quelque chose me manquait. C’est ainsi que j’ai suivi une formation en journalisme en Hollande. Entre-temps j’ai été mannequin en Hollande et j’ai arrêté vers l’âge de 21 ans. J’avais également fait du basket à l’UPN à Kinshasa mais j’ai dû arrêter car j’ai eu un problème au genou » , fait savoir la présentatrice de GLTV. S’ouvrir à toutes les communautés africaines Après quelques années passées en Hollande, Ika de Jong s’installe en Belgique afin de prendre soin de sa grand-mère maternelle, venue du Congo et dont l’état de santé se détériorait. C’est à Bruxelles qu’elle a pu ainsi démarrer sa carrière dans le domaine des médias. « J’ai tout laissé tomber en Hollande pour venir m’occuper de ma grand-mère. Cela remonte à presque une quinzaine d’années. Je me suis mariée ici et j’ai eu des enfants. À Bruxelles, j’ai rencontré des personnes qui avaient une WEB TV. Touba Delo, l’une des personnes qui y travaillaient est de la famille et il est spécialisé dans la réalisation audiovisuelle. Nous avons dû quitter la WEB TV à la suite de certains conflits. Nous voulions également nous ouvrir à d’autres communautés et ne pas seulement rester sur la communauté congolaise » , indique Ika de Jong en expliquant la genèse de GLTV. « Nous avons plus d’un million de followers qui nous suivent sur les différents réseaux sociaux. Certaines chaînes de télévision reprennent également nos émissions, telle que celle réalisée avec Samuel Eto’o. Cela contribue à augmenter notre visibilité. Le site enregistre une moyenne de 20.000 visites par semaine. Cela varie en fonction des émissions aussi. Nous faisons des émissions dans tous les domaines » , poursuit celle qui est aujourd’hui invitée à travers le monde pour réaliser des interviews ou pour animer des prestigieuses soirées. « Le seul endroit où on n’a pas encore été, c’est en Asie. On couvre également des events où je suis maîtresse de cérémonie et On fait également du wedding planning » . Rester soi-même La présentatrice vedette de GLTV soutient que toute réussite requiert des sacrifices et qu’elle doit parfois sacrifier sa vie de famille pour le travail. « Mais aujourd’hui ça paie. Un événement comme l’Afrima est la consécration de tout ce qu’on a fait depuis le début » , se réjouit-elle. « Je sors du lot parce que je suis restée moi-même. Ika de Jong est une femme congolaise digne de ce nom. Je défends les valeurs de la femme africaine tel que j’ai vu ma mère et ma grand-mère le faire. Je suis très critique envers moi-même. Ma fille a dix ans et elle regarde mes émissions. Si je fais une bêtise, elle sera la première personne à me critiquer. Ma conscience m’oblige à être correcte. En outre, je suis l’aînée d’une famille et je dois donc donner le bon exemple », conclut celle dont le projet est de faire de GLTV une véritable chaîne de télévision. Par Alex Nawej