Bukavu : L'arrestation de deux défenseurs des droits de l'homme révolte.

2019-03-08

Le Centre Africain de Paix et Gouvernance (CAPG) condamne l'arrestation de deux Défenseurs des Droits de l'Homme : MUSHINGA NYANYA MADESI Edmond et MARC OMBENI, respectivement rapporteur et rapporteur adjoint de la Société-Civile Sous Noyau de Nkafu. En ce moment précis où tout le monde s'attend à l'avènement d'un Etat de droit en RDC, deux Défenseurs des Droits de l'Homme continuent à croupir à la prison centrale de Bukavu pour avoir, dans une dépeche, dénoncé le traitement cruel, inhumain et dégradant dont l'un de leur avait été victime en date du 16 février 2019. Dans ses d'activités de routine, cette structure produit régulièrement des rapports, dépêches, etc pour mettre les décideurs au parfait de ce qui se trame au quartier Nkafu dans la Commune de Kadutu. C'est dans ce cadre qu'elle a dénoncé des arrestations arbitraires et détentions illégales suivies de cas de torture commis par certains policiers du sous-commissariat de karhale dont l'un de leurs aussi en a été victime. Le rapporteur adjoint de cette structure, sieur MUSHINGA NYANYA MADESI Edmond, aurait été arrêté et torturé à ce Sous-Commissariat à tel point qu'il a même été obligé d'avaler des matières fécales. Cas qui a été dénoncé par cette structure et, au lieu d'ouvrir un dossier judiciaire contre les auteurs de ces actes, un mandat d'amener a été lancé contre lui au motif que le commandant des policiers incriminés a déposé une plainte à sa charge. Cette structure fustige le fait que le mandat d'amener lancé contre ces défenseurs des droits de l'homme a encore été donné au même plaignant pour exécution et dit ne pas être rassuré de l'impartialité dans le traitement dudit dossier. Le sous-noyeau Nkafu dit ne pas comprendre pourquoi la plupart des dossiers liés à la dononciation dans ce quartier sont toujours attribués au même magistrat rappelant ainsi le cas d'une veuve dont les enfants ont été arrêtés par le même plaignant et déférés pour instruction devant le même magistrat. La Société-Civile sous Noyeau de Nkafu estime qu'il s'agit d'une façon de les faire taire par celui qui a déposé la plainte, afin de pouvoir régné en maître absolu sur les habitants de ce quartier. Se joignant à elle, CAPG lance un appel pressant à tous les défenseurs des droits de l'homme épris de paix et de liberté de prêter main forte à ces acteurs arrêtés pour faire triompher la justice et le respect de droits de l'homme. Par la Rédaction