Lubumbashi : la société civile réclame le versement de la redevance minière.

2019-03-25

Une délégation de la société civile du Haut-Katanga était ce lundi 25 mars successivement à la division provinciale des mines et au bâtiment de l'Assemblée provinciale pour revendiquer le versement immédiat de la redevance minière comme on pouvait le lire sur l'une des banderoles qu'ils portaient. Aux côtés de cette revendication principale, les membres de la société civile revendiquaient également la tenue dans 48h de la table ronde sur la redevance minière dans le Haut-Katanga, mais aussi l'établissement par la division des mines des notes de débit pour la redevance minière aux ETD selon le code minier, ce qui permettra à celles-ci d'émettre les notes de perception afin que l'entreprise leur verse de l'argent. Selon Mr Jean-Luc Kayoko, chef de la délégation, cette activité s'est inscrit dans le cadre du plaidoyer pour la redevance minière. En effet, selon le nouveau code minier, qui est entré en vigueur dès la date de sa promulgation, la redevance minière doit être versé directement dans le compte des Entités Territoriales Décentralisées (ETD). Une situation qui bloque encore au niveau de la province du Haut-Katanga, alors que d'autres provinces perçoivent déjà leur redevances minières. C'est ainsi que lui et sa délégation sont descendus ce lundi au près de la division des mines pour avoir plus d'éclaircissement sur ce blocage. Cependant ils ont été déçus de la réaction de la division, qui pour elle tout devrait passer par le gouvernorat de province et jusque-là il n'y a pas quelqu'un qui représente les ETD de le comité de suivi. Ce qui contredit la loi selon Mr Jean-Luc Kayoko : " la loi dit l'ETD ouvre son numéro de compte et le communique à l'entreprise qui impact chez lui" a-t-il déclaré. N'ayant pas été satisfait de la réponse de la division des mines, la délégation s'est rendue auprès du Président de l'Assemblée provinciale, l'honorable Freddy Kashoba, représentant du peuple dont le droit de perception de cette redevance minière reste toujours privé. Ce dernier leur a proposé la tenue d'un atelier avec toutes les parties prenantes au dossier à savoir : la société civile, les animateurs des Entités Territoriales Décentralisées, le gouvernorat ainsi que la division des mines afin de mettre un terme à cette situation. Une proposition qui a enchantée les revendicateurs. Cependant, ces derniers n'excluent pas d'amener le dossier à la justice contre la division des mines, si le blocage persistait. Par Richard Muteta